Dissertation sur le roman

Un roman est un miroir que lon promène le long dune route, Stendhal. Dissertez.

Introduction

Un roman est un miroir que l’on promène le long dune route. Ainsi, Stendhal définit le roman par le biais d’un personnage du Rouge et le Noir. Le roman est oeuvre littéraire dune certaine longueur qui met en scène des personnages fictifs qui évoluent dans leur milieu. Bien que fictif, le roman création du romancier, est un reflet de l’homme et de la société comme le déclare Stendhal. Le personnage de roman reste en effet toujours le miroir des interrogations que l’auteur veut transmettre à l’homme et au monde. Le lecteur va ainsi pouvoir parfois s’identifier au personnage principal, il va y trouver des points communs.

Pour apprécier un roman, est-il nécessaire que le lecteur se reconnaisse et partage les sentiments du personnage principal?

Pour répondre à  cette question, nous étudierons dans un premier temps l’importance de l’identification du lecteur au personnage principal. Puis, nous verrons en quoi cette identification n’est parfois pas obligatoire. Enfin, nous demanderons si le personnage principal est seul élément pour que le lecteur apprécie un roman.

I Pour apprécier, le lecteur a besoin de s’identifier

Le roman est un récit fictif qui raconte les aventures d’un personnage imaginaire. Le lecteur apprécie plus facilement le roman lorsqu’il se sent plus proche du personnage principal.

A) Plus facilement compréhensible, le personnage possède des caractères humains

Le lecteur peut s’identifier au personnage ce qui permet de mieux comprendre le récit et se sentir concerné. Le lecteur peut s’identifier plus facilement au personnage principal lorsqu’il vit dans un cadre de vie réel et possède des caractères humains. Le lecteur rencontre en effet un personnage qui a les mêmes préoccupations du quotidien. Dans les romans réalistes du XIXe siècle par exemple, le romancier s’attache à décrire le personnage dans ses moindres détails de l’apparence à sa psychologie avec la volonté de transcrire le réel. Dans le roman du Père Goriot, Balzac raconte l’ascension d’Eugene Rastignac dans la société de l’ancien régime. Il décrit le personnage principal Eugène Rastignac de façon très précise avec un souci du détail vrai. Le lecteur peut alors s’identifier au personnage qui lui ressemble. De même, l’identification au personnage principal est plus simple lorsquil vit dans un cadre de vie réel. Emile Zola raconte, dans le roman L’Assommoir, la déchéance dune ouvrière, Gervaise Macquart, dans les faubourgs parisiens de l’ancien régime. Zola évoque avec minutie les différents quartiers de Paris. Un lecteur parisien va se sentir proche du personnage principal et situer plus facilement le récit, ce qui va faciliter l’appréciation du roman.

B) Il possède les mêmes valeurs, les mêmes expériences et se pose les mêmes questions que le personnage. Il se sent compris et s’intéresse au destin du personnage.

Par ailleurs, le lecteur s’identifie aussi au personnage principal qui partage les mêmes valeurs, les mêmes expériences et se pose les mêmes questions que le personnage.Cette identification contribue à apprécier le roman car le lecteur ressent des émotions bien plus fortes, étant plus concerné. Il comprend d’autant plus ce qu’éprouve le personnage.
Flaubert a déclaré à la suite de la publication de son roman Madame Bovary: Emma pleure dans tous les villages de France. Madame Bovary conte l’histoire dune femme, Emma Rouault, qui rêve de connaitre les passions amoureuses quelle a lu dans les romans notamment Paul et Virginie. Elle va cependant être déçue de son mariage avec Charles Bovary et de ses aventures amoureuses. Elle finit par se suicider de désespoir. Les femmes qui sont dans le cas d’Emma vont trouver refuge dans ce roman. Le lecteur qui connait cette souffrance va d’autant plus compatir et partager les sentiments d’Emma Bovary. Le sentiment éprouvé de Thérèse Raquin peut aussi être connu du lecteur qui partage ses sentiments. Le roman de Thérèse Raquin de Zola raconte l’histoire dune femme mariée à son cousin Camille. Elle va cependant faire la connaissance de Laurent, un ami de son mari qui va devenir son amant. Voulant se débarrasser de Camille, les deux amants organisent une sortie en barque durant laquelle Camille va tre jeté par-dessus bord. Thérèse Raquin va ensuite être terrifiée par le meurtre et prise de remord et de tristesse. Le lecteur peut se reconnaître dans ce comportement humain quil a déjà connu sa vie durant. Le lecteur va être intéressé par le roman. Le lecteur apprécie aussi plus facilement un roman s’il se sent proche du personnage qui partage les mêmes valeurs. Le lecteur ambitieux peut se reconnaître dans le personnage de Julien Sorel du Rouge et le Noir. Dans ce roman, Stendhal raconte l’évolution du personnage de Julien Sorel qui rêve de gloire durant la période de La Restauration. Le lecteur en lisant cette oeuvre se sent compris et s’intéresse à la suite du roman. Les lecteurs bourgeois du début du XIXe siècle touchés par le mal du siècle peuvent trouver dans le roman du Rouge et le Noir avec un Julien Sorel, admirateur de Napoléon, un réconfort, un remède à leur malaise. Le lecteur se reconnait en effet dans Julien Sorel, nostalgique de la période bonapartiste et va ainsi apprécier le roman. Son mal est compris et partagé.

C)Il vit des aventures du personnage principal en résonnance. Il peut vivre des aventures uniques.

Par ailleurs, le lecteur apprécie le roman en s’identifiant au personnage principal car il  va pouvoir vivre les « en résonance » les aventures. Le lecteur va en effet s’imaginer à la place du personnage. De même,  par exemple en s’identifiant au personnage de Fhileas Fogg du roman d’aventure Le Tour du Monde en Quatre-Vingt Jours de Jules Vernes, le lecteur vit les aventures par procuration ce qui est très plaisant. Le lecteur espère naturellement la réussite des héros qu’il accompagne,  et le succès que le personnage rencontre est souvent proportionnel à l’élan que le lecteur peut ressentir dans sa lecture. Le lecteur peut ainsi s’évader et oublier le quotidien. C’est d’ailleurs un des principes du roman policier où l’on attend que l’enquêteur résolve l’énigme.

TRANSITION: Certes l’identification permet au lecteur d’apprécier le roman  mais certaines situations l’identification au personnage parait comme difficile voire impossible ainsi que partager des sentiments avec le personnage principal. Pour autant le lecteur peut apprécier le roman.

II L’identification n’est toutefois pas toujours obligatoire

A) Le lecteur peut ne pas sidentifier au personnage.

Le lecteur peut ne pas s’identifier au personnage mais apprécier dans le même temps un roman.  En effet, il est difficilement envisageable de se sentir proche de certains personnage principaux. Certains personnages principaux de roman sont répugnants et le lecteur ne veut pas lui ressembler. Dans ces romans, l’identification au personnage principal n’est pas le but mais l’intérêt est de comprendre les raisons d’agir du personnage. Le lecteur peut quand même apprécier le roman par sa curiosité de découvrir des personnalités différentes. C’est le cas par exemple du roman du personnage de Jean Baptiste Grenouille dans le roman Le Parfum de Süskind dont le sous-titre est d’ailleurs L’histoire d’un meurtrier. Le personnage de Jean Baptiste Grenouille cherche à créer le parfum parfait. Il ne vit que par l’odeur, les phéromones, les arômes. Il va alors assassiner une vingtaine de femmes pour prendre leur parfum. Le personnage principal est un homme dépourvu de tout sentiment du bien et du mal qui va commettre des crimes terribles. Le lecteur cherche ainsi à prendre de la distance avec le personnage. Le personnage de François aussi dans Le diable au corps peut repousser le lecteur. Ce roman raconte la liaison adultère entre le narrateur, François, et Marthe dont le fiancé est parti au front durant la première guerre mondiale. Le personnage de François peut paraitre scandaleux pour le lecteur surtout s’il est contemporain à l’époque de la première guerre mondiale. Il est en effet immoral et à contre-courant des conventions sociales. C’est aussi le cas dans le roman La condition humaine d’André Malraux. Le lecteur repousse le personnage de Tchen, fanatique,  qui veut assassiner un trafiquant endormi. Le lecteur ne peut s’identifier à un personnage aussi immoral et lâche. Ce  type de personnage « repoussant » existe aussi dans le roman du XIXe siècle. Le Horla de Guy de Maupassant  par exemple raconte l’histoire d’un personnage qui est pris de folie. Il est obnubilé par le « Horla », une « présence » qu’il imagine.   Sa folie le conduit à se donner la mort. Ce roman dont le personnage principal est contraire à la morale empêche l’identification du lecteur. L’intérêt du roman réside encore une fois dans la compréhension du lecteur de cet être très différent et singulier.

B) Le personnage n’est qu’ tre de papier dont l’épaisseur psychologique est limitée

L’identification est confrontée à un obstacle lorsque le personnage n’a pas assez d’épaisseur psychologique. Le personnage « être de papier » créé par le romancier n’est parfois pas assez décrit pour permettre au lecteur de s’y identifier. Le personnage de Candide en est un exemple. Le roman au titre éponyme raconte le parcours d’un personnage jeune et naïf qui pense que : « Tout est le mieux dans le meilleur des mondes » dans son château de Thunder-ten-tronckh. Chassé du château et jalonnant le monde, il va découvrir les atrocités du monde. Ce personnage est très peu décrit autant physiquement que psychologiquement empêchant toute identification par le lecteur.  C’est le cas de certains personnages principaux marginaux qui n’expriment pas leurs sentiments. Le personnage de Meursault dans le roman L’Etranger d’Albert Camus en est un exemple. Meursault est un employé de bureau algérois qui perd sa mère sans chagrin avec la phrase inaugurale du roman : « Aujourd’hui maman est morte ». A la suite d’une querelle il va tuer un arabe et va être jugé.  Meursault personnage qui refuse de jouer le jeu du « conformisme social » et se montrant indifférent à tout. Le lecteur ne peut alors s’identifier au personnage mais il va plutôt chercher à comprendre pourquoi il agit ainsi, pourquoi il ne réagit pas face à la mort de sa mère. Cette absence d’identification se retrouve aussi dans le roman de Victor Hugo Le Dernier Jour d’un condamné. Ce roman relate ses derniers instants de la vie d’un condamné à mort injustement. Bien que Victor Hugo pousse l’identification au personnage principal qui déclare au début du roman : « le condamné, c’est moi. Moi, c’est le lecteur »,  ce personnage n’est pas assez complexe pour permettre l’identification. Hugo décrit très peu son physique et son caractère et ce qui crée une distance avec le lecteur.

C) Des personnages trop stéréotypés

Par ailleurs, le lecteur peut aussi ne pas s’identifier aux personnages qui sont trop « fictifs » c’est-à-dire stéréotypés ou aux qualités « trop » exceptionnelles.  Ce « trop » fictif crée en effet une frontière entre le personnage et le lecteur. Ainsi, par exemple le lecteur peut avoir du mal à s’identifier aux personnages typés de certains romans notamment réalistes. Dans le roman Madame Bovary, le personnage éponyme est enfermé toute sa vie dans le désir d’avoir une relation amoureuse digne des romans idéalisés amoureux tel que Pierre et Jean.  Les femmes insatisfaites peuvent s’identifier au malaise de Madame Bovary. Néanmoins, le fait qu’elle ait été obnubilé toute sa vie jusqu’à sa mort n’est pas réaliste. Madame Bovary est ainsi un personnage stéréotypé qui empêche l’identification. De même, Charles Bovary, mari d’Emma  est  l’incarnation de l’homme peu futé et ennuyeux. L’ironie de Flaubert en fait d’ailleurs très vite un benêt et mari trompé complaisant.  « Charles écrivit à M. Boulanger que sa femme était à disposition… » écrit Flaubert dans la deuxième partie du roman.  D’autre part,  le lecteur peut par exemple ne pas se sentir proche d’un personnage qui est un héros aux qualités exceptionnelles.  Le lecteur peut ainsi vouloir côtoyer un personnage aux qualités exceptionnelles pour le plaisir de l’admirer. Sans pour autant s’identifier au personnage, il éprouvera de l’admiration pour le comportement du personnage. On peut supposer que le lecteur sera subjugué par l’ascension de Rastignac dans Le père Goriot de Balzac. Sans s’identifier forcément, parce que ce ne sont pas ses valeurs, il sera séduit par la réussite du personnage.

Que le lecteur s’identifie ou non au personnage principal, il ne s’attache pas uniquement au personnage principal pour apprécier le roman. Le roman n’est que composé du personnage principal ?

III Que le lecteur sidentifie ou non au personnage principal, il ne sattache pas uniquement au personnage principal pour apprécier le roman. On ne peut réduire un roman quau personnage principal. Dautres éléments sont à lorigine de la réussite dun roman.

A) L’importance de l’intrigue

   Le roman repose d’abord sur l’intrigue est le « fil conducteur » du roman. L’intrigue est très souvent à l’origine de l’avis du lecteur qu’il s’identifie ou non au personnage principal. C’est d’ailleurs l’élément dont on se souvient lorsqu’on lit un roman. Elle va être la source de l’évasion que recherche le lecteur. Qu’il ne s’identifie ou  non au personnage principal, le lecteur va être plongé dans un cadre merveilleux aux antipodes du quotidien en lisant un roman par exemple La nuit des temps de Barjavel.  Ce roman met en scène une équipe scientifique en sous la glace de l’Antarctique les restes d’une civilisation vieille de neuf cents mille ans. Les chercheurs découvrent deux corps ensevelis dans un abri souterrain, sous la couche de glace.  Barjavel tisse les bases d’une histoire d’amour et la prend comme fil conducteur pour nous décrire cette fabuleuse civilisation perdue Un lecteur qui lit La nuit des temps de Barjavel va s’intéresse surtout à l’intrigue et moins à Simon le narrateur. Le cadre lié à l’intrigue est aussi très important et joue un rôle sur l’avis du lecteur.  Avec le roman épistolaire des Lettres Persanes, Montesquieu fait voyager le lecteur et lui fait découvrir l’exotisme d’Orient.

B) Le rôle de l’écriture

Par ailleurs, le lecteur peut apprécier un roman pour l’écriture. Le roman Jacques le Fataliste en est un exemple. Ce roman raconte l’histoire de deux personnages Jacques et son maitre qui se dirigent vers une destination inconnue. Il vous au cours de ce voyage opérer de multiples digression comme raconter par exemple l’histoire de leurs amours. Par-dessus tout, un narrateur libre qui n’hésite pas à intervenir à de multiples reprises. Cette écriture de la rupture qui brise l’illusion romanesque tente de reproduire la spontanéité de la vie. Le lecteur est sans cesse interpeller par le narrateur. Cette originalité et impertinence du narrateur surprend au début le lecteur mais le séduit également.  L’écriture de Zola peut aussi séduire le lecteur. Dans le roman  Thérèse Raquin lorsque les amants Thérèse et Laurent vont décider de jeter par-dessus bord Camille, Emile Zola va créer toute une atmosphère froide et inquiétante pour annoncer le crime qui va se dérouler. Il va insister sur la couleur « rouge » rappelant le sang et donner vie à la nature qui « sent la mort ».  Au XXe siècle aussi, l’écriture va être un élément fondamental. Le courant du Nouveau Roman fait en effet de l’écriture sa priorité. Jean Ricardou déclare en effet  que le nouveau roman est « une aventure de l’écriture et non l’écriture aventure ». Jean Ricardou montre bien que pour les romanciers de ce courant, l’originalité d’un ouvrage ne réside pas dans l’intrigue mais dans l’écriture et la perspective adoptée. Par exemple, dans le roman La Jalousie d’Alain Robbe Grillet qui appartient à ce courant, un regard observe pendant plusieurs heures s’il n’est pas trompé par sa femme. L’originalité du roman réside dans le regard obsessionnel du mari jaloux et le choix d’un narrateur interne. L’écriture d’André Malraux dans son roman La condition humaine(1923)  est également très singulière et séduisante. Son écriture est marquée notamment par un jeu sur les ombres et lumières. Ce jeu relève du cinéma mais rejoint aussi parfois la peinture. Certains passages rappellent les peintures et gravures de Goya de manière symbolique. De même, le style d’écriture joue un rôle important dans le roman L’Etranger d’Albert Camus. Jean Paul Sartre a dit : « Chaque phrase de l’Etranger est une île ». En effet, comme l’absence de pensée  structurée chez le narrateur, l’écriture va être fragmentée. Camus joue aussi sur les temps dans son roman. Le temps prédominant, le passé composé, exprime une série d’actions ponctuelles et autonomes.

C) Un roman est un moyen de faire réfléchir le lecteur

      D’autre part, le lecteur peut apprécier un roman pour les idées qu’il véhicule et la réflexion qu’il entraîne sur nous, lecteur. Le roman est parfois le support d’une thèse. Le lecteur lit par exemple Le Dernier Jour d’un condamné surtout pour les idées qu’il expose. Il s’agit en effet pour Victor Hugo d’un véritable plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort. Lire un livre de Zola ne consiste pas uniquement en un voyage dans le temps. C’est un livre d’histoire témoignant des conditions des ouvriers et de leurs combats par exemple dans le roman Germinal. Ce roman raconte le combat d’un ouvrier, Etienne Lantier, contre l’ « exploitation des patrons ».  Cet ouvrage enseigne au lecteur le combat mené par les ouvriers du XIXe siècle et la vie dure qu’ils ont mené depuis des siècles, on ne peut être indifférent à la situation actuelle. Lire Germinal aujourd’hui fait réagir le lecteur contemporain du XXIe siècle alors que la désindustrialisation et le combat acharné des ouvriers fait la Une de l’actualité. Au XXe siècle, le livre La ferme des animaux de Georges Orwell raconte la mise en place progressive d’une dictature dans une communauté animale. Par le biais de ce roman, Orwell dénonce grâce à des animaux anthropomorphes la dictature stalinienne. Le personnage de Napoléon est ainsi inspiré de Staline. Le lecteur cherche dans ce livre à en apprendre plus sur le régime surtout en période de guerre froide.   Un roman peut véhiculer des idées mais contribue aussi le lecteur à réfléchir et à mieux comprendre soi-même.  Le lecteur apprécie un roman aussi pour trouver des réponses aux questions existentielles qu’ils se posent. L’Etranger d’Albert Camus par exemple questionne le lecteur sur le sens de la vie : faut-il chercher un sens à sa vie malgré la mort inévitable ? Camus a dans ce livre une vision pessimiste de la vie. En effet, à travers ce personnage de Meursault extérieur au monde, il nous montre l’absurdité de la vie.  Cette angoisse de la mort se retrouve aussi dans le roman de Romain Gary alias Emile Ajar, La vie devant soi. Le personnage de Momo observe l’angoisse de Rosa, assistante maternelle qui le garde, confrontée à la vieillesse et à la mort. La mort est un thème omniprésent dans la littérature car il s’agit d’une préoccupation majeure de l’homme. Les actions dans le roman La condition humaine d’André Malraux se trouvent toujours dans le combat contre la fatalité. Les trois héros du roman cherchent à donner un sens à leur mort : Kyo choisit le suicide où il y voit de la dignité et de la volonté ; Tchen dans l’attentat suicide, se purifie du meurtre en martyr.

Conclusion

Au cours de cette étude, nous avons donc vu que le lecteur peut apprécier le roman par l’identification au personnage principal. Le partage de certains sentiments par exemple avec le personnage principal permet au lecteur de se sentir compris. L’identification n’est cependant pas toujours possible. Lorsqu’il s’agit de personnages principaux haïssables ou antihéroïques le lecteur prend de la distance et refuse l’identification de même lorsque le personnage n’a pas assez d’épaisseur psychologique. Le personnage principal n’est pas le seul élément permettant d’apprécier le roman. Un roman c’est aussi une intrigue, un style et des idées, des réflexions. On pourrait se demander si le roman exerce une transformation sur le lecteur.

5 reflexions sur “Dissertation sur le roman

  1. Antoine

    Merci beaucoup pour cette dissert, vous m’avez sauvé la vie pour mon devoir à rendre !! Elle est hyper bien rédigée cette dissertation, vous aviez quelle note ?
    Continuez ainsi!!

  2. Sivarajah

    Bonjour , j’ai une dissertation à faire dans deux jour mais j’arrive pas pouvez m’aider svp
    Le sujet c’est pour apprécier un roman,un lecteur à t-il besoin de s´identifier au personnage principal et de partager ses sentiments ?
    Merci de votre compréhension et de me répondre au plus vite !

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